Aujourd'hui j'ai quinze ans, parait qu'tout va bien dans ma vie, en vrai j'fais semblant & j'maccroches puis j'respire. J'fais partie de ces jeunes perdues, souriant par politesse, entouré mais pourtant si solitaire. Quinze ans de vie, trente ans de larmes, versées dans le noir quand le silence blessait mon âme, plutôt banal pour une gosse de mon âge &le coeur ballafré de rage j'aimerais pouvoir vivre en marge. Cette vie de merde n'a que le gout d'un somnifère mais j'me doit de les rendre fière; eux qui me crois si solidaire.. Si vous saviez seule dans ma chambre comme je souffre, j'ai l'mal de l'ado en manque, a bout de souffle... Eux ils sont forts, moi je ne suis rien, rien qu'un môme en tort face à l'adulte je le sais bien. Ne rabaisser pas un jeune qui peux paraitre à l'abris, car vos mots le pousserons a mettre un terme a sa vie.. Je veux partir, pour mieux revenir. & devenir quelqu'un.. Quelqu'un de bien parce que je reviens de loin. Au nom des jeunes incompris, qui luttent contre eux-mêmes, au nom de ceux qui savent combien nos vies sont malsaines.. Toujours sourrir &faire semblant de s'aimer; mais dans l'fond on s'déteste on aimerais pouvoir céder. Pourquoi l'adulte ne sais pas ce que je sais? Pourquoi me prends t'il pour une mome quand il crois me renseigner? Pourquoi m'empêcher de grandir avec mon temps, pourquoi me faire croire que la vie n'est qu'une suite de bon temps... Ne vois tu pas sur mon visage comme j'ai mal, comme je ne te crois pas quand tu me parles d'espoir ? Ne vois-tu pas cette ambition qui me ronge, cette envie de faire partie de ceux qui on marquer le monde. Selon vous je vois trop haut, j'ai des envies demeusurée, arrêter de voir trop bas, ne chercher pas a me tuer, laisser moi libre sur terre & dans ma tete, vous etes faibles donc ne faites pas de moi ce que vous etes. (...) Les jeunes comme moi savent que nous n'sommes pas comme eux, peut etre que l'on en sait trop, ou p'tetre que l'on ne vaux pas mieux ouais; Mais c'qui est sur c'est qu'on voudrais devenir quelqu'un, quelqu'un de bien parce que nous repartons de rien. &p'tetre qu'un jour on pourras regarder nos mères & leurs dire ; Pardon, de n'pas avoir su te rendre fière...